Avec Sylvain Simporé : Un regard dans le rétroviseur

Avec Sylvain Simporé : Un regard dans le rétroviseur

 

Apprenant, apprenti, stagiaire, , superviseur, chef de chantier…De fil en aiguille, Sylvain Simporé  tente de s’imposer dans le domaine du Bâtiment et des Travaux Publics. Ce samedi 26 janvier 2019, avec grand plaisir, il s’est prêté à nos questions. Découvrons un jeune entrepreneur ambitieux.

 

ISEBE :Quel regard avez-vous sur la formation aux métiers du Bâtiment et des Travaux Publics ?

 

Sylvain SYMPORE : Avant de venir à l’ISEBE, il faut dire que je n’avais aucune idée, aucune notion dans la maçonnerie et de façon générale dans le domaine des BTP. Mais, après avoir suivi la formation de 300 jeunes aux métiers du BTP, cela m’a beaucoup apporté. Cela a renforcé ma compétence et mon savoir-faire. J’ai beaucoup appris à travers cette formation de qualité, de haut niveau que nous avons eu. Quand nous sommes partis sur le terrain, effectivement, on faisait preuve de compétence, de connaissance et surtout de différence, avec ceux qui n’ont pas suivi une formation et aussi ceux qui n’ont pas bénéficié de cette formation. En toute sincérité, il faut dire que la formation acquise à l’ISEBE est excellente. Elle était vraiment approfondie. Quand on est arrivé à l’examen national qui est le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), tous ceux qui étaient avec nous et qui ont postulé à l’examen ont réussi. Je reconnais que la formation, le peu qu’on a eu, continue de nous servir aujourd’hui. Même ceux qui étaient au niveau de l’enseignement technique, au niveau des classes classiques, si on arrivait à se rencontrer quelque part, bien vrai que c’est la formation professionnelle, mais la compétence se différencie.

                                   Sylvain Simporé, en casque jaune, sur un chantier

ISEBE : Quelles sont les opportunités que ISEBE vous a offerts ?

 

Sylvain SYMPORE : Il y’a non seulement les stages. Nous avons eu à faire un stage au Centre de Formation Professionnelle et Industrielle de Bobo-Dioulasso dont l’entreprise TECHNI-BAT, l’un des partenaires de ISEBE lors de cette formation, était chargée de la réalisation de l’ouvrage. Deuxièmement, il y a aussi entrepreneuriat. C’est également une opportunité que ISEBE nous a donnés. Ce qui n’était pas inclus dans le programme. On a essayé de négocier avec ISEBE, compte du fait que le directeur Monsieur Fernand Kabore est quelqu’un qui est dans le domaine du marketing-management. Nous pensions que entrepreneuriat relève de ce domaine. Et au-delà de ça, il arrive qu’on nous contacte pour des gens qui ont des projets de réalisation ou qui ont des marchés.  Parfois, si ISEBE a ses propres ouvrages à réaliser, au lieu de faire appel à des compétences étrangères, nous qui sommes les bénéficiaires de cette formation, les retombées directes, on nous contacte et puis ensemble, on réalise. ISEBE n’a pas besoin d’aller ailleurs.

 

ISEBE : Le voyage en suisse, parlez-nous en !

 

Sylvain SYMPORE : J’ai été en Suisse par l’intermédiaire de ISEBE en juin 2017. C’est un projet du FAFPA qui avait besoin d’une liste des apprenants. Au début, on ne savait pas que cette formation allait créer de telles opportunités surtout en ma faveur. Nous étions au nombre de 10 venant de ISEBE. Mais, ce n’était pas ISEBE seulement. Il y’avait d’autres écoles et parmi les 10, c’est moi qui ai été retenu. Ce que les promoteurs voulaient, c’était une fille. Mais, si dieu dit que c’est toi, quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, c’est toi. Nous avons fait une semaine en Suisse à Lausanne et j’ai participé à la conférence annuelle de la direction du département de la Coopération qui s’est tenue le 23 juillet 2017. On a rencontré des gens, des collègues maçons, des chefs d’entreprises. On a été à l’école de construction de Lausanne et à l’Institut Fédéral des Hautes Etudes de Formation Professionnelle. Ce voyage m’a permis de découvrir beaucoup de choses et qui m’ont été utiles. Nous sommes en train de travailler sur un certain nombre de projets par rapport à ce voyage. Je suis reconnaissant à l’ISEBE pour m’avoir offert toutes ces opportunités.

A partir de 2017, j’ai dirigé beaucoup de chantiers. J‘ai d’abord été chef d’équipe à Samandin pour la réalisation d’un bâtiment R+5. À Bassinko, j’ai été chef de chantier pour la construction des logements sociaux du gouvernement…

 

ISEBE : Présentement, quelle activité menez-vous ?

 

Sylvain SYMPORE : Actuellement, je travaille à mon propre compte. J’ai des contrats que j’arrive à avoir avec les particuliers ou de la sous-traitance avec certaines entreprises.

 

Entretien réalisé par Françoise Tougry

info@isebe-bf.com

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