Droits humains sur les sites d’artisanat minier au Burkina Faso : en quête d’un mieux-être

Droits humains sur les sites d’artisanat minier au Burkina Faso : en quête d’un mieux-être

Le respect et la valorisation des droits humains et socio-économiques sont fondamentaux pour les populations. Cependant, le constat est tout autre sur le terrain. Dans le but d’apporter sa contribution à l’amélioration de ce secteur, l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Eau vive internationale avec l’appui de l’Union Européenne a organisé un atelier à cet effet le 20 novembre 2018 à Ouagadougou. Atelier auquel a participé l’Institut Supérieur de l’Eau, du Bâtiment et de l’Energie (ISEBE), représenté par le Directeur Général Fernand Kaboré et le Directeur Académique, André Philipe Momo.

 

Avec le soutien financier de l’Union européenne, ce projet de caractérisation de la situation des droits humains, sociaux et économiques des populations sur les sites d’orpaillage traditionnel au Burkina Faso a pour objectif de promouvoir et renforcer la prise en compte desdits droits. En effet, une étude a démontré que sur 800 sites d’artisanat minier recensés au Burkina Faso, le respect des droits humains, sociaux et économiques n’est guère satisfaisant. Et selon Zakari Bouraïma, Directeur pays d’Eau vive internationale, plusieurs raisons justifient cet état de fait. Il s’agit entre autres de la méconnaissance de ces droits par les populations, de l’insuffisance d’informations fiables sur la problématique des droits humains sur les sites d’orpaillage, ainsi que du manque de données désagrégées par genre sur les droits humains.

 

 

Lors de la cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique, René Bagoro, ce dernier a fait savoir que sur un site minier, tous les droits peuvent être atteints et bafoués, y compris le droit à la vie. Au cours de cet atelier, les résultats d’une série d’enquêtes réalisées dans plusieurs régions du Burkina Faso ont été soumis aux participants pour examen. C’est d’ailleurs cette enquête qui a permis de rédiger un rapport de caractérisation de la situation des droits humains sur les sites d’artisanat minier dans notre pays.

A l’issue de l’atelier, les communications et les travaux de groupe devraient permettre de disposer de données supplémentaires sur la prise en compte des droits humains sur les sites d’orpaillage. « Ce qui va permettre aux gouvernants, avec l’appui des partenaires, de prendre les mesures qui s’imposent », a indiqué le ministre de la Justice, René Bagoro.

 

 

La cérémonie a été également co-présidée par le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani. C’est à sa juste valeur qu’il a apprécié la tenue de cet atelier car selon lui, l’orpaillage est une source non- négligeable de création de richesses nationales et son cortège d’impacts négatifs ne sont pas à négliger. Le ministre Oumarou Idani a réaffirmé son engagement à prendre en compte toutes les recommandations qui découleront de cet atelier.

 

 

 

Le projet « Diagnostic et mécanisme inclusif de suivi des droits humains sur les sites d’orpaillage au Burkina Faso » est une initiative de l’ONG Eau vive internationale, en consortium avec le Centre pour la Responsabilité Sociale dans le Secteur Minier (CSRM) de l’Université Queensland d’Australie, ainsi que le Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherche Economiques et Sociales (CEDRES).

 

Françoise TOUGRY

info@isebe-bf.com

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